Je me détermine à écrire sur le Tibet à la demande de quelques uns de mes amis bloggeurs.
Pour tout vous avouer, en visite à Athènes ces derniers jours à l’invitation de mon ami Mikis Theodorakis ; depuis la Grèce, d’où précisément part la flamme Olympique, j’ai écris spontanément au Dalaï Lama afin de me concerter avec lui pour une action commune susceptible d’aider les tibétains.
Si je me tais aujourd’hui, c’est parce que le monde s’agite autour d’un sujet qu’il semble découvrir alors que depuis des années déjà, des ONG dont France-Libertés, tentent d’ouvrir les yeux des gouvernements sur le sort de cette population opprimée par son grand voisin la Chine.
Pour le dernier jour de visite a Lhassa, capitale du Tibet, nous sommes allés le matin visiter le temple de Jokhang, situé en pleine ville sur la place de Barkhor. Ambiance tres fervente, beaucoup de pélerins sont présents pour venir prier devant une statue tres importante. De tous les monasteres visités, c’est celui que j’ai preféré. La visite terminée, je pars manger de mon coté. Dans la rue, les magasins ferment boutique les uns apres les autres. Mouai, bizarre. Mais bon, j’arrive dans la rue ou se trouve mon boui-boui préféré : chouette, il est toujours ouvert.Le fait que les autres boutiques de la rue aient baissé le rideau de fer ne m’inquiete pas. J’ai déja assisté à une scene du genre a Bombay, pour protester contre l’assassinat d’un prêtre dans un temple. Je me dis qu’ici ils doivent aussi faire une sorte de greve.
Le temps de manger, et de remonter un peu la rue pour voir ce qui se passe, je me retrouve plongé en pleine action. Dans la rue, il y a plusieurs attroupements. Tout le monde reste comme cela, à regarder la rue sans circulation, paisiblement. De temps en temps, tout le monde se met à japper et aboyer, et a courir pour aller se réfugier dans les artères donnant sur la rue principale. Si tout le monde court, c’est pour ne pas se prendre accidentellement une pierre jetée par ceux d’en face.
Si ceux d’en face jettent des pierres (ou plutot les pavés), c’est en direction d’un chinois (ou d’une chinoise) qui essaye tant bien que mal de redescendre la rue, pour se sauver. Il arrive aussi qu’un insouciant viennent s’aventurer tout seul en scooter ou en moto, en plein milieu de la rue. A chaque fois, il n’a pas fallu plus de 10 secondes pour qu’il se fasse lyncher. Les voitures subissent le même traitement.
J’ai ainsi assisté en une heure à une dizaine de lynchages et de rixes, parfois par un groupe de 20 tibétains poursuivant et passant a tabac un chinois. Les scooters récupérés sont placés au milieu de la rue et incendiés. Rapidement, le nombre de buchers augmente. Le nombre de personnes dans les rues aussi. La tension monte encore d’un cran, et vient le moment de s’attaquer aux boutiques chinoises : quelques minutes suffisent pour défoncer leur rideau de fer et bruler leur contenu au milieu de la rue. Ambiance guerre civile.
Moi, je redescent prudemment vers l’hotel, en empruntant les dédales de rues parallèles. De temps en temps je suis obligé de continuer mon chemin sur cette avenue principale, jusqu’a arriver à un point limite ou je ne peux plus progresser : le bout de la rue, situé à moins de 150 mètres, est bloqué.
En tant que touriste, je ne me suis pas senti en danger du tout. Toutes ces personnes dans la rue sont des tibétains. Ils en veulent clairement aux chinois, mais les étrangers n’ont rien a craindre, à part les pierres perdues et les projections. Ce qui m’inquiète davantage est la réaction chinoise. L’armée se rapproche et encercle progressivement le quartier. On entend les chars circuler, l’eau et l’électricité sont coupés dans tout le quartier (pour toute la nuit).
A peu près au même moment, à 200 mètres de là, les 23 autres touristes avec lequel je suis venu au Tibet sont tous réunis à l’hotel. Cet hotel finit par se retrouver en première ligne : des pavés sont lancés sur le toit et contre sa facade, blessant un touriste au visage. Le batiment d’en face s’enflamme, une voiture garée juste à coté est incendiée. La fumée degagée gagne l’établissement : on croit que l’hotel prend feu, c’est la panique. C’est d’autant plus la panique que tout le monde se demande ou est le French guy. On parle d’évacuation, certains veulent partir tout de suite, d’autre veulent attendre qu’on m’ai retrouvé, on se demande si je ne suis pas mort.
Mais tout allait bien pour moi, je mangeais tranquillement du Tsampa et buvait le thé en compagnie de 5 tibétaines. Au milieu de l’agitation, l’une d’entre elle s’était mise a m’expliquer en pleurs pourquoi tout ceci arrive. C’est a cause des moines. Ce n’est pas dans notre culture d’être violent, mais la on n’a pas le choix, c’est a cause des moines. La tension s’accentuant, nous allons nous réfugier chez l’une d’entre elles, afin de poursuivre la conversation. Je vais passer environ deux heures en leur compagnie.
Elles m’expliquent que les tibétains ont perdu tous leurs temples, et qu’en perdant leurs temples ils perdent leur histoire. Notre culture est transmise oralement, et les seuls a archiver et concerver par écrit tout ce qui constitue le peuple tibétain sont les moines, dans les monasteres. En détruisant les temples et en assassinant/emprisonant les moines, les chinois nous détruisent. Ils ont détruit plus de 1000 monasteres, et tout leur contenu a auparavant été pillé et se trouve maintenant hors du Tibet, en Chine.
Ils nous enseignent comment devenir riche, pour eux le business est ce qu’il a de le plus important. Mais pour nous le plus important c’est la religion. Ce n’est pas dans notrementalite d’êtreriche, parce que cela veut dire qu’on prend trop d’argent aux autres, et dans notre culture, les autres sont plus importants que soi meme. Les tibetains sont certes content d’avoir de meilleurs vetements, mais la chose vraiment importante est la religion. On ne veutpas être riches, onveut être libres.
Depuis le nouvel an tibétain (en Février), il y aurait eu 500 moines emprisonnés, alors il était prévisible que la population se souleve. Je leur demande s’ils veulent et esperent toujours être libres, si cette volonté n’a pas été égratigné par le temps. Aujourd’hui, on veut toujours un Tibet libre, on est tres motivés, peut êtreplus qu’avant. Quand le Dalai Lama a été decoré aux Etats Unis l’année derniere, le gouvernement chinois nous a interdit de porter nos vetements tibétains, il fallait être habillé a la chinoise. On ne pouvait meme plus s’habiller comme on voulait.
Ma premiere impression en arrivant a Lhassa a été la surprise : c’est une ville tres moderne et développée. Tout semble neuf, nouvellement construit. Et c’est le cas : la ville a été entierement transformée depuis 10 ans. Il y reigne une atmosphere de ville high tech sortie de nulle part. Les chinois construisent de belles routes, ils se vantent dans leur propagante de depenser beaucoup d’argent pour les tibétains. Mais ils ne disent pas qu’ils nous prennent aussi tout ce qu’on possede. Chaque année des milliers de touristes payent tres cher les entrées de nos monasteres, et tout cet argent vas aux chinois.
Dans Lhassa, la plupart des boutiques sont tenues par des chinois, qui arbitrent donc le marché de l’emploi. En particulier, un critere important pour avoir un emploi est de parler chinois. Si on apprend le Chinois, on peut avoir un bon emploi et un bon salaire. Mais ils n’aiment pas qu’on parle anglais. C’est un probleme pour ceux qui reviennent d’Inde et y ont appris l’anglais : il leur est difficile d’avoir un boulot. Du coup, beaucoup de tibetains ont du apprendre le chinois. Mais on ne sait que le parler, pas le lire.
Depuis 2007, un important projet ferroviaire reliant Lhassa a Pekin a été achevé. Il s’agit du plus haut train du monde, que certains occidentaux avaient qualifié d’irréalisable. Ce train, fierté du regime, est extremement controversé. Il sert en particulier a faciliter le pillage du sol tibétain. Mais ce n’est pas ce qui dérange le plus les tibetains, oh non. Ils sont davantage précuppés par les milliers de colons chinois supplémentaires qui debarquent depuis que ce train existe.Maintenant, dans Lhassa, la majorité des gens sont chinois. Partout, il n’y a que des chinois. Et avec le controle des natalités, on ne peut avoir qu’un ou deux enfants maximum, sinon il faut payer au gouvernement. Eux, ils arrivent chaque année par dizaines de milliers. On a le sentiment d’être ensevelis.
Tout ce qu’ils construisent, c’est dans le style chinois. A la télévision, des spots nous encouragent a construire de nouvelles maisons, en nous disant qu’en retour on percevra de l’argent. Mais ce sont des mensonges, on touche moins d’argent que ce qui est annoncé, et ils racontent ensuite que ce sont les chinois qui financent et construisent nos maisons, et qu’il fautdonc être reconnaissantenvers eux et les respecter. On est très en colère contre ca aussi.
Je leur demande si elles ont des amis chinois : aucune des cinq filles n’en n’a. Les tibétains et les chinois ne se mélangent pas. On reconnait les chinois à leurs visages et aussi leur facon de s’habiller.
Hier, dans la rue, les chinois ainsi identifiés ont passé un sale quart d’heure. Il y a eu des morts, mais il est difficile de dire combien. Les émeutes auraient fait plus de 100 morts selon certaines sources. Chaque année il y aurait des protestations, mais il n’y a rien eu de tel depuis 20 ans. Il faut dire qu’au Tibet, il est tres risqué de protester. Le fait de posséder une photo du Dalai Laima peut vous envoyer en prison ou aux travaux forcés pour une durée inimaginable. Et quand les chinois vous relachent, ils ont fait en sorte que vous ne puissiez plus être nuisibles.
Dans un restaurant dans la rue, il y a un tibetain si tu le vois tu vas te dire qu’il est stupide. Mais avant, quand il était jeune, il était tres brillant, tres cultivé, et tres doué pour la peinture. Un jour il s’est fait prendre par la police parce qu’il paignait un drapeau tibétain. Il a été en prison pendant 13 ans. Il y a subit un lavage de cerveau, et a été torturé a l’électricité. Il en est ressorti complètement abruti, et ne se souvient plus de rien.
Les tibétains se méfient des chinois, ils ont peur d’être dénoncés. Le gouvernement appelle a la délation, et on trouve de plus en plus de caméras. Dans les temples en particulier, on a eu l’occasion d’en voir beaucoup. C’est comme cela qu’ils controlent ce qui se passe dans les monasteres, et que ces lieux sont devenus dangereux pour les tibetains, et plus particulierement les moines qui y vivent.
Avant de partir, je leur demande ce qu’elles pensent du fait que nous, les touristes, devions payer grassement le gouvernement chinois pour venir au Tibet depuis le Nepal. Il faut en effet acheter un package aupres d’une agence specialisée, et l’ensemble coute plus de $400. En consequences, la visite du Tibet depuis le Népal est sujette a controverse. Cela ne nous pose pas de probleme, on est content de voir des touristes.
Nous retournons a nouveau dans la rue. Au loin, on peut voir les CRS chinois former un cordon protégeant les pompiers, au moyen de gaz lacrymogene. On attendra encore un peu que la situation se calme. J’aurais l’occasion de discuter brievement avec un autre tibétain parlant tres bien anglais. Il faut obeir, obeir, obeir. On en a raz le bol. Si seulement j’avais des armes on pourrait faire plus, mais on a rien, on a que nos mains. Les JO approchent, on veut faire en sorte qu’ils soient annulés. On veut fouttre les chinois dehors.
La volonte des tibétains a être libres est donc toujours aussi forte, peut être meme plus depuis l’accélération de la colonisation chinoise ces dernieres années. Dans un meme pays, dans une meme ville, il y a clairement deux catégories de personnes qui se cotoient mais ne se mélangent pas. La méfiance et la colere refoulée prédominent dans les relations sociales. Le gouvernement chinois dénonce la mort de chinois innocents. Et c’est vrai : les chinois lynchés et ceux dont les boutiques ont été saccagées étaient peut être des gens remarquables. Mais en assistant à ce déchainement populaire, j’ai compris que dans ce genre de situations il n’y a plus de gentil et plus de méchants. C’est Tibétain contre Chinois. Ces chinois victimes des Tibétains sont aussi victimes de la politique de leur propre gouvernement. Les Tibétains esperent bien que les chinois auront maintenant peur de venir s’installer au Tibet.
Le calme revenu, j’ai traversé la rue, en ayant au préalable mis dans ma poche la carte memoire de mon appareil photo. Ma principale crainte durant tout ce temps était en effet de me faire saisir mes photos et qu’elles servent a identifier des manifestants. En arrivant a l’hotel, je suis surpris de voir que son entrée a été saccagée, je pensais pas que les émeutes etaient allaient jsuque la. Je monte dans ma chambre, et je constate que toutes mes affaires ont été rangées dans mon sac. Le sac de celui qui partage ma chambre n’est pas la. Je me dis qu’ils ont été evacués.
C’est donc avec le sourire que je les retrouve dans le grand salon, ou j’arrive les mains dans les poches. Grand soulagement général, ca a ete la panique ici. Certains ont eu la peur de leur vie. Moi j’ai du mal a partager leur inquiétude. Au fond de moi, je suis content d’avoir vecu tout cela. Car j’étais tres décu et frustré de ne pas avoir pu cotoyer la population locale. Je pensais payer mon package et ensuite pouvoir me ballader librement, mais non, on ne peut circuler nulle part autrement qu’en jeep privée avec chauffeur.
J’avais l’impression d’avoir fait un safari photo : traverser plus de 1100 Km d’un pays sans pouvoir ressentir un peu ce qui s’y passe (la barriere de la langue est aussi une raison). Alors pouvoir ainsi vivre et discuter du coeur du probleme, j’étais vraiment heureux, et me considerais extremement chanceux.
Aujourd’hui on a du attendre l’escorte de police toute la matinée, en consequences j’ai raté mon train. On a tout de meme pu bouger cet apres-midi et prendre un nouveau ticket. Demain matin, la moitié d’entre nous quittons Lhassa via 36 heures de train. Je me dépeche ce soir de rédiger ce billet. Je ne peux pas vraiment me relire ni meme verifier certains liens que je donne. En particulier ceux sur wikipedia, car ce site (et beaucoup d’autres) est censuré en Chine. De meme, si je peux rédiger mon blog, il m’est impossible de visualiser le resultat en ligne. Désole donc si c’est un peu brouillon.
Attention, les images contenues dans cet article ne conviennent pas aux âmes sensibles !
“L’hostilité face à nos amis chinois ne sera pas payante. Inventons autre chose. Les Chinois sont attentifs à ce que les Jeux de Pékin se déroulent bien et je pense qu’ils écouteront plus facilement”, a plaidé M. Kouchner.
A une question portant sur la difficulté de faire pression sur la Chine quand des intérêts économiques si importants sont en jeu, M. Kouchner a admis: “Evidemment, ça complique les choses”.
Il a appelé à “réfléchir à ce qui est plus efficace”. “C’est tellement facile de brandir la menace quand on ne va pas la mettre à exécution”, a-t-il dit. “Soyons efficaces dans notre indignation”. (actualité aol)
“Les pays occidentaux sont très réticents à prendre des mesures contre Pékin pour mettre un terme à la répression au Tibet, craignant de se fermer la porte du mirifique marché chinois et de froisser un partenaire au poids diplomatique croissant, soulignent des experts. Les gouvernements européens et américain se sont de fait limités pour l’essentiel à exprimer leur inquiétude et à appeler la Chine à la retenue et à la recherche d’une solution politique face aux manifestations. La Commission européenne s’est déclarée lundi “très inquiète”, mais a estimé que le boycottage des Jeux olympiques de Pékin en août n’était pas “une manière appropriée” de répondre au problème. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a appelé pour sa part la Chine à engager le dialogue avec le dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil.” (La libre.be)
En revanche, la chancelière allemande Angela Merkel, qui a fait en août dernier une visite très axée sur les droits de l’homme, est repartie de Pékin sans signer de gros contrats. Décrocher des marchés en Chine est devenu vital pour combler les immenses déficits commerciaux accumulés par les Occidentaux avec ce pays. Pour les seuls Etats-Unis, ce déficit à atteint le chiffre record de 256,3 milliards de dollars en 2007, en hausse de 10,2% en un an. (La libre.be)
Le Canada, qui accueillera les J0 d’hiver en 2010, n’envisage en aucune façon de boycotter les Jeux olympiques de Pékin, a indiqué mardi le directeur général du Comité olympique canadien (COC), Chris Rudge. «Les choses ne se passent peut-être pas aussi vite en Chine que nous le souhaiterions mais le fait d’utiliser les athlètes comme des pions est totalement déplacé. Les boycotts précédents l’ont démontré», a déclaré à l’AFP M. Rudge, précisant que le Canada n’envisageait «absolument pas» de boycotter les JO de Pékin. (cyberpresse.ca)
Are we on the brink of total collapse?
Cause we’re trapped on this railroad track
And we’re heading for higher Tibet
Where we haven’t seen no respect
For the rhythm of life and traditions
Crushed with guns and ammunitions
So them a people are praying in darkness
For the return of their Holiness
So a group of pilgrims departs
Trying to cross to bordering Nepal
They want to go see their authority
Who long ago fled their country
But the Chinese soldiers are watching
And without warning started shooting
So we all saw a body collapse
In the white snow of the Himalayas
No need for an umbrella
It’s raining bullets
There are bodies in the river
They like to kill the believer
For he refuses spiritual surrender
So they like to say “One Dream One World”
But we like to see banners unfurl
Saying “One Dream One World Free Tibet”
On the Great Wall or Mt. Everest
Le Toit du Monde est percé
La neige fout le camp de tous les côtés
Sur les tuiles d’or, vautours perchés
Trésors pillés, corps torturés
Tout ça pour l’uranium
Tu peux toujours crier
Tibet
Aux droits de l’homme
Le monde se tait
Le Toit du Monde est patraque
Jeux Olympiques de la Matraque
Lhassa, capitale de l’arnaque
Béton, drogue, putes, synthétiques yaks
Tout ça pour l’uranium
Tu peux toujours crier
Tibet
Aux droits de l’homme
Le monde se tait
Le Toit du Monde est aux abois
Têtes nucléaires à flanc de paroi
Nomades, pâture d’oiseaux de proie
Camps de travail, baston, pas de l’oie
Tout çà pour l’uranium
Tu peux toujours crier
Tibet
Aux droits de l’homme
Le monde se tait
Le Toit du Monde n’est pas foutu
Le ciel est resté bleu et nu
Couleur d’espoir à perte de vue
Laisse tomber l’uranium
Prends le soleil, écris dessus
Tibet !
Vivent les droits de l’homme !
Liberté pour le Tibet !
Alors que le gouvernement américain vient de retirer la Chine de sa liste des pires violateurs des droits de l’Homme, le Tibet se voit une fois de plus muselé et colonisé par l’oppression chinoise suite aux manifestations commémorant l’anniversaire de la fuite du Dalai-Lama.
Les Jeux Olympiques qui vont se dérouler dans 5 mois en Chine sont une représentation parfaite du monde dans lequel nous vivons. C’est en réalité une pièce de théâtre extraordinaire à observer, tant à un niveau collectif qu‘individuel.
Certes si bon nombre de personnes ne cautionnent pas les agissements de la Chine, on peut voir dans l’exercice des superpuissances qui orchestrent cette supercherie, des représentations de nos propres comportements. Ce cynisme et cette avidité économique peuvent nous ramener à notre propre cynisme et à notre propre avidité si nous faisons preuve d‘observation envers nous-mêmes.
La confusion du monde actuel n’est que le pâle reflet de la confusion du peuple. Un peuple drogué de débilités télévisuelles et culturelles, un peuple manipulable et docile qui attend patiemment sa pitance parsemée de quelque gouttes de ciguë.
Les prises de position du dalaï-lama sont regrettables et manquent de pertinence. Pour ma part, cela fait bien longtemps que j’ai compris qu’il n’était pas à la hauteur de la situation qui l’accable. Quant à ses écrits pitoyables de débilités, je ne peux que douter de sa qualité de « maître spirituel ».
N’ayez crainte braves gens, d’ici quelques mois nous aurons oublié la situation tibétaine. Nos sportifs vont nous gaver de ce que nous adorons : le divertissement, l’anesthésie mentale, la compétition, la loi du plus fort et du plus performant, le nationalisme… Nous allons pouvoir nous gargariser de nous-mêmes en sirotant une bonne bière devant notre écran plasma géant rempli de retardateurs de flamme bromés en soutenant nos sportifs au sang pollué qui n’auront pas manqué d’emmener avec eux leur « valise à médicaments » remplie à ras bord…
Certains crient à la Révolution. Vous avez déjà vu des veaux se révolter ? Et puisqu’une révolution collective n’est plus possible il ne reste qu’une seule issue : la Révolution intérieure ! Cette confusion, fruit du désinvestissement et de la démission de soi des individus pour s’en remettre à une autorité, étant telle qu’un retour à la clarté et à la véritable compréhension de choses ne peut passer que par un réinvestissement affranchi de toute autorité de sa propre personne. On peut toujours rêver !
Voici une vidéo de Bjork qui lors de son concert le 2 mars à Shanghai a soutenu ouvertement le Tibet sur la chanson « To declare indépendance » destinée à la base aux îles Féroé et au Groenland. Les artistes talentueux et engagés existent encore mais ils sont de plus en plus rares !
Je vous propose de lire cet article tiré du site rue 89 :
A quelques mois des JO, pourquoi le Tibet se révolte
Par Pierre Haski (Rue89) 21H57 14/03/2008
Manifestation devant le consulat de Chine à New York (Chip East/Reuters).
Le sang a coulé à Lhassa, la capitale du Tibet: dix morts officiellement, cent selon les Tibétains en exil. A quelques mois des Jeux olympiques de Pékin, le Tibet et à travers lui la question des droits de l’homme, se trouvent propulsés à la “une” des journaux du monde entier -sauf en Chine où c’est la réélection du président Hu Jintao qui fait les gros titres, les événements de Lhassa étant minimisés.
Que se passe-t-il au Tibet? Pourquoi ce mouvement? Quelles conséquences aura-t-il sur les JO? Etat des lieux en quatre questions.
Un peu d’histoire. Le Tibet est-il “chinois”? Pour le gouvernement chinois, évidemment, l’affaire est entendue: le Tibet est rattaché à l’empire chinois depuis la dynastie des Yuan au XIII° siècle, et, physiquement depuis la “réunification pacifique” de 1950 à la République populaire décrétée par Mao Zedong l’année précédente. Il existe même, à Lhassa, un magnifique musée moderne dont le seul but est d’accréditer cette thèse.
Du point de vue tibétain, et tout simpement historique, l’affaire est plus complexe. Le Tibet a été lui-même un empire puissant au VII° siècle, qui a connu des relations fluctuantes avec son immense voisin chinois. Les deux empires ont même entretenu des relations diplomatiques, ce qui ne fait pas du Tibet un vassal. De plus, à certaines époques, Lhassa a pu avoir l’ascendant spirituel, et Pékin l’ascendant politique et militaire.
L’histoire moderne est tout aussi ambiguë. Au début du XX° siècle, le Tibet avait pris le large, et vivait reclus dans ses montagnes himalayennes, sous une implacable théocratie qui pratiquait le servage et l’obscurantisme. Mais ce Tibet avait beau être détaché de la Chine, il n’était pas reconnu par le reste du monde comme un Etat indépendant, ce qui explique qu’aujourd’hui, aucun pays ne soutienne le principe d’une indépendance tibétaine.
En 1950, l’armée de Mao monta à l’assaut du Tibet, mais aussi du Xinjiang, cette autre “marche” de l’empire, à l’ouest, dont l’histoire est aussi faite de liens historiques ambivalents. La “réunification pacifique” fut une conquête militaire particulièrement facile, opposant l’armée communiste d’un véritable Etat, à un royaume ermite dont la première action de défense fut de doubler le temps de prière dans les monastères (selon le formidable témoignage de Robert Ford, un opérateur radio travaillant pour le gouvernement de Lhassa, et qui fut capturé par l’armée chinoise).
Ce retour du Tibet à cette “mère patrie” inflexible, s’accompagna d’une promesse d’autonomie: aujourd’hui encore, la province s’appelle “région autonome du Tibet”, ne recouvrant d’ailleurs qu’une partie du Tibet historique, à cheval sur le Sichuan, le Yunnan et le Qinghai actuels. Le Traité de 1951 signé par le dalai lama souligne en préambule que “le peuple tibétain a une longue histoire dans le cadre des frontières de la Chine”, pour ajouter aussitôt que:
“Le peuple tibétain doit s’unir et expulser du Tibet les forces impérialistes agressives. Le peuple tibétain rejoindra la grande famille de la patrie: la République populaire de Chine. (…) le peuple tibétain jouira de l’autonomie régionale sous la direction du gouvernement central du peuple. (…) Les autorités centrales ne modifieront pas le régime politique du Tibet. Elles ne changeront rien à la situation, aux fonctions et aux pouvoirs du dalaï lama”.
En 1959, toutefois, le XIV° dalai lama, “réincarnation” d’une longue lignée de souverains tibétains, estima que Pékin ne respectait pas cette autonomie promise, et s’enfuit en Inde où il se trouve toujours 49 ans plus tard. Depuis, Pékin a pris le contrôle absolu du Tibet.
Libération, ou occupation? Si on écoute Pékin, la Chine a libéré le Tibet du servage et de l’oppression théocratique, et a apporté la modernité. Pas entièrement faux, évidemment, vu le poids économique des monastères dans l’ancien régime, l’état de servage de la paysannerie, et l’absence d’institutions modernes. La Chine a beau jeu de montrer aujourd’hui des écoles, des réseaux de télécoms, et même une salle de bourse à Lhassa, symboles de la modernité chinoise d’aujourd’hui.
Les Tibétains ne nient pas cette évolution, et le dalaï lama, de son exil indien, ne réclame pas l’indépendance, soulignant que le Tibet misérable n’aurait guère les moyens de son développement sans le soutien de Pékin… Mais ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est aussi la survie de la culture et de l’identité tibétaines dans un monde chinois qui agit comme un rouleau compresseur. A la fois par la contrainte, mais aussi par le pouvoir de l’argent, qui corrompt sur son passage des pans entiers de la société tibétaine, autrefois traditionnaliste et puritaine, contaminée, à l’image du reste de la Chine, par le matérialisme le plus cru.
La culture tibétaine est aujourd’hui menacée de reste l’apanage de la religion et de traditions folklorisées à destination du tourisme, tant chinois qu’international. Car ce n’est pas le moindre paradoxe de cette situation que le Tibet est une destination prisée des touristes chinois en quête d’exotisme et, parfois, de spiritualité.
C’est aussi la destination des affairistes, dont l’arrivée au Tibet est désormais facilitée par la construction du premier chemin de fer entre le Qinghai et Lhassa, un tour de force dans cette région montagneuse et sismique, mais une nouvelle menace sur le fragile écosystème tibétain. Avec seulement 2,5 millions de Tibétains dans la région dite autonome, le risque de déséquilibre démographique est évident, avec cette seule réserve que les immigrants chinois Han détestent l’altitude et ne viennent pas au Tibet pour y faire leur vie…
Cette normalisation s’accompagne d’une prise de contrôle sans cesse plus étroite du clergé bouddhiste, dans la perspective de la disparition dans les prochaines années de l’actuel dalaï lama, qui est agé de 72 ans et a eu quelques problèmes de santé. Pékin a montré sa volonté de contrôler la nomination des dignitaires bouddhistes avec l’affaire de la “réincarnation” du X° panchen lama, le deuxième personnage du bouddhisme tibétain. Lorsque, en 1995, le dalaï lama a personnellement confirmé un enfant, Guendun Tcheukyi Nyima, comme XI° panchen lama, les autorités chinoises l’ont arrêté, et nul ne l’a plus jamais revu. Il est le plus jeune prisonnier politique au monde.
A sa place, Pékin a fait choisir un autre enfant tibétain, Gyantsen Norpo, comme panchen lama à sa place, manipulant ainsi un processus de désignation interne au bouddhisme tibétain. Reconnu par le gouvernement central, il a droit à tous les honneurs, et Pékin tente de l’imposer aux Tibétains. Tout porte à croire qu’à la mort du dalaï lama, il agira de la sorte pour brouiller les pistes, et imposer un homme de son choix comme chef spirituel des Tibétains, et enterrer à jamais l’autonomie spirituelle et politique des Tibétains.
Qui manifeste à Lhassa? La période a débuté avec des manifestations de Tibétains en exil, en Inde et au Népal, pour commémorer comme chaque année l’anniversaire de la fuite du dalaï lama. Puis, ce dernier a prononcé un grand discours, lundi dernier, jour anniversaire de sa fuite 49 ans plus tôt, dans lequel il a haussé le ton vis-à-vis de Pékin. Il a accusé la Chine de mener au Tibet une “répression continue”, et de se livrer à “des violations énormes et inimaginables des droits de l’homme”.
“La clique
du dalaï lama”
L’agence officielle Chine nouvelle a rompu son silence samedi, confirmant qu’il y a eu “plusieurs victimes” vendredi à Lhassa et dans d’autre villes du Tibet. Selon le China daily, il y aurait dix morts.
Mais le gouvernement tibétain en exil parle pour sa part de “cent morts”, citant un chiffre “non confirmé” Pour Lhassa, ces émeutes sont “préméditées, planifiées et organisées par la clique du dalaï lama”. L’agence cite un témoin faisant état d’attaques contre des Chinois Han par de jeunes émeutiers tibétains, et parle d’importantes destructions dans la ville. La loi martiale aurait été décrétée au Tibet et les autorités ont lancé à la télévision un appel aux “émeutiers” à “se rendre”, promettant la clémence à ceux qui le feraient.
Tenzing Gyatso, 72 ans, XIV° dalaï-lama et Prix Nobel de la paix 1989, se sent sans doute en mesure de parler plus fort en raison de la conjoncture politique et diplomatique. Il y a quelques mois, il était reçu par George Bush à la Maison Blanche, et par Angela Merkel à Berlin, au grand dam de Pékin. C’était une grande première, car recevoir le dalaï lama, c’est agiter le chiffon rouge en face de Pékin. De surcroit, l’approche des JO de Pékin, en août, ouvre une fenêtre d’opportunité pour se faire entendre sur la scène internationale, et peser sur un débat qu’on sent monter sur les droits de l’homme en Chine et la grand’ messe du Parti à l’occasion de cette manifestation sportive.
Evenement concerté ou pas, l’appel du dalaï lama a été suivi de manifestations de moines bouddhistes à Lhassa et dans plusieurs monastères tibétains, réprimées dans le sang par les forces de l’ordre chinoises. On parle de victimes et les témoignages (notamment sur la BBC) parlent d’au moins deux morts. Cela fait des années que des événements aussi graves ne se sont pas produits au Tibet.
Quelles conséquences? Il est clair que ces événements vont peser sur le climat des Jeux olympiques. Le Tibet bénéficie d’une caisse de résonnance puissante aux Etats-Unis, et en particulier à Hollywood. On a vu la manière dont Steven Spielberg a été contraint de se retirer de l’organisation de la cérémonie d’ouverture des JO à cause du rôle de la Chine au Soudan et au Darfour. On imagine l’agitation des mêmes milieux sur le Tibet.
Il y a quelques jours, aussi, la chanteuse islandaise Bjork avait fait scandale en Chine en réclamant la liberté pour le Tibet à l’issue d’un concert à Shanghaï. De quoi faire sérieusement paniquer les autorités chinoises sur l’ampleur des manifestations incontrôlées qui pourraient avoir lieu pendant cette année de tous les dangers olympiques.
Sur le plan diplomatique, tout dépendra de l’ampleur des événements du Tibet. Si Pékin parvient à remettre rapidement le couvercle, les grandes capitales protesteront tout en exprimant un lâche soupir de soulagement de ne pas avoir à agir. Si la situation s’aggrave et prend des proportions “birmanes”, il sera difficile de rester les bras croisés. Tout en voyant très mal quoi faire face à un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, puissance économique qui attire les convoitises, et au poids politique croissant sur la planète.
Dans cette belle mécanique planétaire qui avançait vers cette échéance des JO, le petit grain de sable tibétain s’est glissé dans les rouages.
C’est un fait irréfutable, le monde onirique du coaching profite de la publicité gratuite qu’offre Internet pour faire du prosélytisme et embrigader ses futurs adeptes. Il est impossible de trouver la moindre protestation ou le moindre témoignage faisant preuve d’esprit critique sur les sites de marketing soigneusement conçus par les coachs.
Les gourous qui se sont recyclés dans le coaching se sectionnent du monde extérieur et de la sorte ils deviennent sectes. Ils se sont créés un univers profondément pervers et perfide. Le coach est tout puissant et omniscient, il use et abuse de subterfuges psychologiques puissants pour vous faire tomber dans ses filets sans que vous ne vous en aperceviez.
Les termes « gourou » et « secte » ne sont pas usurpés, mais représentent une réalité de plus en plus décriée notamment par les psychanalystes et les psychologues dignes de ce nom, qui perçoivent dans ce phénomène toute la dangerosité.
Les nouveaux gourous du XXIème siècle ont emprunté une apparence sécurisante et leurs techniques sont plus élaborées que jamais. Ils vous étudient pour mieux vous asservir. Ils parlent votre langage, apportent des solutions à vos problèmes (solutions onéreuses et dangereuses), s’immiscent dans la société sans faire apparaître leurs véritables intentions.
Aujourd’hui, ils se sont infiltrés partout. Ils sont là pour vous aider à accoucher, à étudier, à retrouver confiance en vous, à ranger votre maison, à éduquer vos enfants, à trier votre frigo, à trouver votre moitié, à maigrir, à développer vos potentialités …
En réalité, ils vous réifient. Ils vous infantilisent et vous dépossèdent de vous-même.
Privilégiez les psychanalystes et les psychologues si vous ressentez le besoin de réaliser un travail sur vous-même. Conservez en toute circonstance votre esprit critique avec quiconque. Abandonnez toute forme de thérapie où l’on vous suggère des solutions et une analyse et où on vous signifie où se trouve votre bonheur. Les psychanalystes et psychologues de qualité ne pratiquent pas ce type d’analyse et de thérapie.
La société capitaliste est là pour vous vendre du bonheur à chaque coin de rue. Un bonheur futile et inconsistant destiné à vous anesthésier afin que vous vous montriez docile. Votre malléabilité est un facteur de rentabilité. C’est à vous de refuser ce modèle de vie. Redevenez responsable de vous-même. Jetez ce modèle capitaliste, jetez ces coachs de pacotille et redevenez des être libres et responsables.
Le bonheur, c’est comprendre que rien, ni personne ne viendra jamais vous combler dans votre vie, si ce n’est vous-même.
Le mot méditation est aujourd’hui un terme galvaudé et dénué de sens à l’ instar d’un Gautama Siddhârta que l’on retrouve sous forme de statuette et autres fantaisies « spirituelles » dans le « Bouddhashop » du coin.
Le gens méditent. Ils s’installent en position du lotus en prenant garde de conserver leur dos bien droit ( sinon l‘énergie ne circule pas ), ils se concentrent sur leur respiration, puis observent leurs pensées. Ils partent à la découverte d’eux-mêmes et ressentent des expériences et des sensations qui leur étaient jusque là inconnues. Ils se sentent heureux et de plus en plus libres. C’est une lumière extraordinaire qui jaillit en eux et emplit leur cœur d’amour, de compassion et de bien être…
Beaucoup de gens boivent, se droguent ou sont totalement obnubilés par le sexe, et il y a en a d’autres qui méditent. Cette dernière activité est moins nocive pour la santé mais l’échappatoire est la même : l’anesthésie mentale, l’apaisement à tout prix, le bonheur futile et immédiat. On pourrait appeler cela la « fast spiritualité » dans la lignée des fast food et des fast love.
Si je suis votre psy, votre ami, votre maître, ou que sais-je encore, et que je me positionne vis-à-vis de vous comme une personne qui sait où se situe votre bonheur et votre chemin, je vous prive de la sorte de votre réflexion et de votre travail d’analyse. Personne d’autre que vous ne pourra réaliser le travail d’introspection relatif à vos souffrances profondes. Je peux, si je suis votre psy, votre ami ou votre maître, vous prendre par la main, et vous confier la clarté qui m’apparaît lorsque vous m’énoncez votre problème. Dans la réalité, je ne vous serai d’aucune aide. La véritable compréhension, le véritable travail d’analyse, et au final, la libération ne surgira qu’après un investissement entier de votre part, affranchi de toute forme d’influence. Dans le cas contraire, il n’y aura qu’un travail d’illusion faisant office d’amélioration, et qui s’effondrera tôt ou tard.
Il n’y a pas de définition en ce qui concerne la méditation, tout comme il n’y a pas de maîtres, de théories, de livres sacrés ou de méthodes pour vous enseigner à méditer.
Le problème qui survient alors est de savoir par où aller et ce qu’il convient de faire. Il n’y a nulle part où aller et rien à faire.
Faut-il contrôler ses pensées ? Qu’est-ce que vous en pensez ?
Les exercices de Douglas Harding, les stages du sage du coin, le dalaï-lama vont-ils m’aider à méditer ? Qu’est-ce que vous en pensez ?
Et si vous alliez seul à l’encontre de vous-même ?
La méditation, c’est-ce que VOUS en faites. Si vous vous inscrivez dans les pas d’un autre, si vous suivez une méthode, si vous placez au dessus de vous une quelconque autorité, vous vous égarez chaque jour un peu plus. Rien n’a plus de valeur que votre propre chemin. Cessez de croire aux secrets, aux textes sacrés, à ce qu’un tel a pu dire. Toutes ces choses vous écartent de vous-même et obstruent votre vision.
La méditation est cet espace vierge enfui en vous d’une force et d’une délicatesse innommable auquel vous ne croyez pas. Vous préférez le maître, la croyance et la méthode. De la sorte vous vous dupez vous-même. Pour combien de temps encore ?
Mais il est un sacré qui ne provient pas de la pensée, ni d’un sentiment ressuscité par la pensée. La pensée ne peut ni le reconnaître ni l’utiliser. Elle ne peut pas non plus le formuler. Mais ce sacré existe, qui n’a jamais été effleuré par le symbole ou le mot. Il n’est pas communicable. Il est un fait. Krishnamurti, Carnets le 28 juin 1961.
"Être disciple c’est imiter. Être disciple cela suppose non seulement que l’on renonce à sa propre lucidité, à son propre questionnement, à son honnêteté, à son intégrité, mais cela sous-entend aussi qu’en devenant disciple on a un mobile : être récompensé. Mais la vérité n’est pas une récompense ! Si l’on veut comprendre la vérité, il faut faire abstraction totale de toute forme de récompense ou de châtiment. L’autorité se fonde sur une peur sous-jacente, et lorsqu’on se soumet à une discipline par crainte de ne pas obtenir ce que nous promet un exploiteur au nom de la vérité ou de l’expérience, cela équivaut à renier sa propre lucidité, sa propre honnêteté. Si vous dites que vous devez méditer, que vous devez suivre un certain chemin, un certain système, de toute évidence vous vous conditionnez vous-même en fonction de ce système ou de cette méthode. Vous obtiendrez peut- être le résultat que vous fait miroiter la méthode, mais cela ne vaut guère mieux qu’une poignée de cendres, car le motif implicite est la réussite, le succès, et c’est la peur qui est à la racine de tout cela." Krishnamurti
La psychanalyse nous offre aussi de guérir d'une autre maladie très commune chez le parlêtre : la quête du Maître. La clinique de la cure et celle de la vie quotidienne nous indique que ce Maître peut s'incarner sous des modalités très différentes. La parlêtre recherche non seulement celui qui lui dira ce qui est son Bien mais aussi celui qui le traîtera comme son objet, soit encore comme un déchet. Il recherche aussi à se reposer sur le Maître qui sait, auquel il pourra en toute confiance adresser son transfert puisqu'il décharge non seulement de la difficile responsabilité de penser mais aussi de la responsabilité de poser des actes. Patrick De Neuter.
"La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches." Baudelaire
L'injustice
Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire. Ernesto Guevara
«Les vraies paroles ne séduisent jamais. Les belles paroles ne sont pas vérité. Les bonnes paroles n'argumentent pas. Les arguments ne sont que discours. Celui qui sait n'a pas un grand savoir. Un grand savoir ne connait rien.»